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ou « Quand les Chinois nous amusent il n’y a pas péril en la bonne humeur. »
Quand le lever de rideau nous épluche la première image, on s’amuse déjà dans la pénombre en voyant apparaître un joyeux décor bricolé de réalisme volontairement inachevé : apparemment l’action se passe dans une petite blanchisserie située dans un modeste quartier de New York. On vit pratiquement dans la boutique à travers, autour, et au milieu des chemises repassées, accrochées aux murs, tels de joyeux pantins fantomatiques. Ils sont accompagnés des vapeurs incantatoires des fers à repasser qui tentent de siffler comme des locomotives.
Dans ce bric-à-brac monsieur et madame Lee gazouillent de leur belle et joyeuse langue chinoise et quand leur fils Chester arrive, ils s’énervent tous trois dans un mélange d’anglais, de chinois brouillé d’un français décousu et chiffon.
Entre quelques valses de bassines et trois nuages de vapeurs sifflantes, on remet à nouveau sur la natte la question préoccupante : Comment et à qui marier ce grand dadais de fils ? Bien sûr, ce dernier en pince (...à linge *) pour la jeune et voluptueuse américaine, Gladys, toute chaude sortie du cliché des plus fatal. Pour équilibrer l’affaire les parents de Chester préfèrent la nunuche de voisine, mademoiselle Pu Ping Chow, sérieuse, silencieuse et sagement expatriée comme eux.
Bien sûr, nous connaissons le sérieux de l’auteur Murray Schisgal et cette comédie, en s’épluchant comme un oignon, nous fera découvrir d’autres préoccupations. Il y a entre autres, toutes ces allusions concernant ces deux civilisations qui s’exposent dans une particularité réciproque.
Il y a aussi, en filigrane l’inquiétude du fils quant à sa propre origine…
Tout cela donne un spectacle attrayant et le metteur en scène, Sonia Ledoux, a su trouver le rythme et la respiration de ces temps différents à offrir au spectateur.
Les comédiens sont en harmonie, toujours précis, engagés, sachant bien garder la réserve. Ainsi, ils ne tombent pas dans le piège complaisant de la caricature.
Bref, l’ensemble est drôle et intelligent
Alors, dans la morosité du paysage théâtral actuel cette création nous autorise à rire et à faire un pieds-de-nez à certains censeurs rétrécis que nous n’avons nullement convoqués.
*Ce jeu de mot subtil fait parti des recherches menées par notre groupe du CNRS.
Espace Roseau Festival Off d’Avignon. Tous les jours à 18 H. 1 h 30
Outil de référence, l’Annuaire du spectacle vivant 2013 recense près de 30 000 contacts (lieux et intervenants) constituant le tissu professionnel du spectacle vivant : structures de création, de production et de diffusion, centres de ressources, organismes professionnels, équipes administratives... Commandez-le dès maintenant !
Une comédie noire...Un suspense étonnant sur le couple à la recherche de la vérité. Gilles est victime d’un mystérieux accident. Amnésique, il revient chez lui auprès de Lisa, sa femme depuis 10 ans... De Eric-Emmanuel SCHMITT Du 8 au 31 juillet 2013 à 20h00 à l’Espace Roseau.
Affichez votre spectacle, votre structure, votre événement sur Webthea.com. En participant à ce programme, vous afficherez également votre soutien à un site de presse en ligne indépendant et original consacré à l’actualité du spectacle vivant.
A la UNE : JACQUES WEBER joue dans Le Prix Martin, une pièce de Labiche, mise en scène par Peter Stein. Avec Laurent Stocker et Jean-Damien Barbin. Le dossier : LE THÉÂTRE EN PLEINE FORME(S) explore les nouvelles formes théâtrales. Et l’Édito de Gilles Costaz et le GRAIN DE SEL de Jaques Nerson
Le vendredi 15 juillet 2011
Une comédie noire...Un suspense étonnant sur le couple à la recherche de la vérité. Gilles est victime d’un mystérieux accident. Amnésique, il revient chez lui auprès de Lisa, sa femme depuis 10 ans... De Eric-Emmanuel SCHMITT Du 8 au 31 juillet 2013 à 20h00 à l’Espace Roseau.
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